Mieux dormir sans somnifère : la routine du soir que recommande l’INSV

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Le sommeil ne se commande pas, il se prépare. C’est le message que répète, depuis des années, l’Institut national du sommeil et de la vigilance, association de référence en France sur les questions de sommeil, qui insiste moins sur les remèdes ponctuels que sur la régularité d’une routine du soir.

L’Institut national du sommeil et de la vigilance recommande de se coucher et de se lever à des horaires réguliers, d’éviter les écrans dans l’heure précédant le coucher et de maintenir la chambre fraîche, autour de 18 degrés, pour favoriser un endormissement de qualité.

Les écrans, premier obstacle à corriger

La lumière bleue des écrans retarde la sécrétion naturelle de mélatonine, l’hormone qui signale au cerveau qu’il est temps de dormir. Ce n’est pas tant le contenu regardé qui pose problème que la lumière elle-même, qui trompe l’organisme en lui faisant croire qu’il fait encore jour. Couper les écrans une heure avant le coucher, ou a minima activer un mode nuit qui réduit la lumière bleue, reste l’un des gestes les plus efficaces et les moins coûteux pour préparer un vrai sommeil.

La température de la chambre, souvent négligée

Une chambre trop chaude retarde l’endormissement presque autant que les écrans, parce que le corps a besoin d’une légère baisse de sa température interne pour basculer vers le sommeil. Une température de la chambre autour de 18 à 19 degrés, aérée en soirée même en hiver, facilite ce basculement bien mieux qu’une chambre surchauffée où l’on se retourne pendant une heure avant de trouver le sommeil.

La tisane du soir, un rituel plus qu’un remède

Une tisane de tilleul, bue tiède une demi-heure avant de se coucher, agit sans doute moins par ses propriétés propres que par le rituel qu’elle installe : préparer sa tasse, s’asseoir, ralentir. Ce geste répété chaque soir devient, avec le temps, un signal que le corps associe au sommeil, un peu comme un pyjama ou une lecture du soir. On évite en revanche le thé ou toute boisson contenant de la caféine après le milieu de l’après-midi, dont l’effet peut se prolonger plusieurs heures. Un dîner pris trop tard, ou trop copieux, retarde également l’endormissement : mieux vaut laisser deux bonnes heures entre le repas du soir et le moment où l’on se met au lit.

Des horaires réguliers, même le week-end

Se coucher et se lever à des heures proches d’un jour à l’autre, y compris le samedi et le dimanche, aide l’horloge interne à se stabiliser bien plus qu’on ne l’imagine. Décaler son réveil de deux ou trois heures le week-end pour « rattraper » la fatigue de la semaine déstabilise au contraire ce rythme, et rend souvent les lundis matin encore plus difficiles. Un réveil à heure fixe, même après une nuit un peu courte, reste l’un des leviers les plus sous-estimés pour retrouver un sommeil de meilleure qualité sur la durée.

Une routine à tenir sur plusieurs semaines

Aucune de ces habitudes ne produit d’effet spectaculaire dès le premier soir : c’est leur répétition, sur trois à quatre semaines, qui installe un vrai changement. Pour qui cultive son jardin, faire sécher son propre tilleul à la fin du printemps ajoute une touche supplémentaire à ce rituel, et transforme une simple tisane en un petit geste de saison. En cas d’insomnie installée depuis plusieurs mois, malgré ces ajustements, l’avis d’un médecin reste la meilleure étape suivante, avant tout recours à un traitement ; les fiches pratiques de l’INSV donnent une bonne base pour préparer cette conversation.


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